Breizh 5/5 fête ses 2 ans

Publié dans Le monde associatif, Ils construisent la Bretagne

L’association Breizh 5/5 est dirigée par des gens pragmatiques. Ils constatent que le droit breton s’exerce sur 5 départements (la cour d’appel de Rennes), que le tourisme en Loire-Atlantique agite de plus en plus l’étendard breton pour davantage de fréquentation, que la majorité des gens de Loire-Atlantique a un sentiment d’appartenance breton, que de nombreux réseaux économiques (Produit en Bretagne, Redeo), politiques (Bruded), écologiques (Bretagne Vivante), sociaux (Breizh TPE, Bruded) numériques (le .bzh) ou culturels (ICB, BCD, Kevre, les bagadoù, Kendalc’h, War Leur, Dastum, Diwan…) s’exercent de fait sur les 5 départements.

Leurs stratégies ? Dynamisons l’ensemble. Construisons la Bretagne sans attendre, sans Paris. On pourrait paraphraser Schumann quand il parlait en 1950 de l’Europe. «Elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait ».  A partir de panneaux, affichons-nous pour construire une réalité utile. En deux ans, une quarantaine de communes bretonnes ont adhéré, 132 panneaux ont déjà été déployés. Certains trouvent que ce n’est pas assez ? Qu’ils contactent leurs maires. Ils verront que les délais et démarches ne sont pas si simples. Des mairies donc, avec d’autres acceptations en cours. Mais aussi des artisans, des commerces, des particuliers, des entreprises (les lunettes Naoned par exemple, le site météo Bretagne). Les premières rencontres Breizh 5/5 ont fait se rencontrer à Pontivy ces gens qui du coup s’associent pour plus de bénéfices (des pots moins chers pour les municipalités, des ristournes pour Redeo, pour le .bzh).

Ce n’est qu’un début. Il y aura une deuxième rencontre à l’automne. Une stèle Breizh 5/5 va être inaugurée à la vallée des Saints car mille ans d’histoire ne seront jamais effacés par un décret. La Bretagne n’a plus à attendre de Paris. Elle est à construire ici. L’enjeu ? Construire une réalité utile. Pour les Bretons, pour la Bretagne, pour nos enfants. En avant les Bretons.

Le Comité de rédaction