Quatre régions à l'Ouest

La Bretagne dans ses limites historiques n’est-elle pas la porte ouverte au « repli identitaire » et à l’escalade des revendications autonomistes à l’instar de la Catalogne ou de l’Ecosse ?

Publié dans Pourquoi B5 ?

  • En Catalogne, 70% de la population revendique son identité catalane par opposition à l’identité espagnole. Les écossais ne se sentent pas anglais. En Bretagne la situation est bien différente. Quand ils sont sondés sur leur sentiment d’appartenance (TMO 2014 pour BCD), c’est la réponse « je me sens autant français que breton » qui domine très largement. Cette double appartenance identitaire, à laquelle s’ajoute la conscience européenne, est aujourd’hui assumée et apaisée, selon les termes de Jean-Michel Le Boulanger, Vice-Président du Conseil Régional de Bretagne en charge de la culture, dans son ouvrage « être breton ? »
  • Une application raisonnable du principe de subsidiarité et l’avènement en France de régions adultes en matière de compétences et de budget, dotées d’un pouvoir d’adaptation règlementaire, comme le prévoit le projet présidentiel,  est la meilleure réponse à cette inquiétude. A l’inverse, la privation de démocratie, la privation d’identité et la privation de destin portent en germe la menace d’une radicalisation.
  • Les bretons se montrent par ailleurs des républicains fidèles et loyaux. L’économie souterraine y est la plus faible de France (3% pour une moyenne française de 14%). En matière de Sécurité Sociale les dépenses y sont inférieures de 25 % à la moyenne nationale.
  • Une récente étude (TMO 2014, pour BCD)) réfute toute tendance au repli identitaire dans la population bretonne. 61% des français voient dans la mondialisation une menace, pour seulement 37% des bretons. 66% des français trouvent qu’il y a trop d’étrangers en France, tandis que 21% des bretons considèrent qu’il y a trop d’étrangers en Bretagne. 60% des bretons pensent que l’on peut être à la fois breton et musulman, alors que ce chiffre est de 37% en France.

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